Interview B&W – Visage Pâle

Qui es tu ?

Alors je m’appelle Lars, j’ai un projet qui s’appelle « Visage Pâle » qui existe depuis 2 ans maintenant. Je suis un musicien Romand. Le projet que je mène en ce moment, donc Visage Pâle est un projet électro-pop, qui va un peu dans tous les sens, au gré des envies. Je suis multi-instrumentiste donc j’aime bien aller chercher des choses par-ci par-là.

Ce maquillage que tu portes va-t-il disparaître ?

Oui ! Le maquillage c’était le début.C’était une envie de porter pas n’importe quel maquillage, masque de mort, de squelette, Calavera. C’est parti de l’envie de me défaire de deuils successifs que j’ai vécus très jeune. Mais voilà c’est vrai que c’est quelque chose que je quitte progressivement pour révéler quelque part de plus en plus, et de moins en moins à travers la mort.

Comment est né Visage pâle ?

Visage Pâle est né sur d’abord plusieurs années d’inactivités donc une envie profonde de faire un projet qui avance vite et donc en solitaire. Et c’est vrai que je vais assez vite dans ce projet il existe depuis 2 ans et on en est au troisième mini album donc ça va vite et c’est parce que j’ai envie d’aller vite j’ai eu pas mal de choses à dire. Une longue gestation mais finalement assez dans l’urgence.

Ce projet solo, une libération pour toi ?

Alors oui c’est une libération ! J’ai passé une expérience extrêmement compliquée au niveau personnel, un gros passage à vide. De fil en aiguille j’ai rencontré des musiciens et on a créé un projet qui s’appelle HOLAX en duo. On a fait rapidement quelques dates et très rapidement ces quelques dates m’ont redonné confiance en moi. Tout d’un coup je me suis dit « Là il faut y aller » « J’ai envie de rattraper ce temps perdu ». Une, pas une frustration mais vraiment une envie d’en découdre, une envie de m’exprimer.

Quelles sont les nouveautés apportées par ton EP ?

Alors pour moi il est très différent des deux premiers albums. Sur les deux premiers albums je me débattais pas mal avec mes propres émotions. Sur cet EP là je suis plus avec un rapport avec l’extérieur et je dépeins ce que je ressens en regardant l’extérieur, donc on est moins autocentré. Cet EP n’ a rien à voir pour cette raison là, parce qu’on est moins dans l’émotion privée. Et il est aussi tombé dans une période extrêmement particulière, cette période sanitaire. J’ai marché au ralenti avec lui et ça m’a forcé à m’attarder sur mes modes de fonctionnements et puis de voir si mes modes de fonctionnement étaient toujours en adéquation avec mes valeurs.

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